Johnny Gray a deux amours : La General, pimpante locomotive dont il est le fier mécanicien, et Annabelle. Soudain, voilà que la guerre de Sécession éclate. Johnny veut s’engager, mais l’armée juge plus utile de le garder comme mécanicien. Ignorant les raisons de ce renvoi, Annabelle le prend pour un lâche. Johnny est désespéré, mais le hasard va bientôt lui donner l’occasion de devenir un héros.
Chef-d’œuvre du 7e art réalisé en 1927 par Buster Keaton et Clyde Bruckman, Le Mécano de la General est l’un des films les plus marquants de L’homme qui ne rit jamais. Son intrigue s’inspire d’un authentique exploit accompli durant la guerre de Sécession, reconstitué ici avec un réalisme impressionnant (la séquence de l’effondrement du pont qui précipite le train dans la rivière est réputée pour être le plan le plus cher de l’histoire du cinéma muet). L’aspect volontairement documentaire de la mise en scène sied parfaitement au style comique qui fait la singularité de Buster Keaton dont le personnage au visage imperturbable suscite toujours involontairement l’hilarité. La poésie et la beauté de cette œuvre grandiose sont admirablement mises en valeur par la BO, très Nino Rota, composée en 2004 par Joe Hisaishi.