A la recherche d'un récit à la fois réaliste et tragique, Leoncavallo se souvint d'une histoire vraie que son magistrat de père lui avait raconté au sujet d'un acteur ayant assassiné sa femme dans un excès de jalousie. Une fait-divers idéal pour servir de thème à son opéra.
Canio, chef d'une troupe de comédiens, tue sa femme Nedda et son amant Silvio par jalousie. Dès le prologue, le spectateur est informé que l'histoire qui sera jouée devant lui est inspirée de faits réels et que l'auteur veut la representer sans fiction. Dans cet opéra en un prologue et deux actes, Leoncavallo mêle habillement réalité et fiction théâtrale. Ce que la troupe de Canio joue ce soir, elle le vit hors de la scène. Pour Canio, la situation est difficile. Il tente de la dominer. Mais les rires des spectateurs attisent sa jalousie. Le réel efface la fiction. Il va trouver sa femme. Il veut la faire parler. Mais Nedda refuse obstinement de reveler le nom de son amant. Il la tue. Silvio, l'amant, accourt. Canio le poignarde a son tour. Et c'est ainsi que la comédie de la ve se termine.