Beau mélo d’une douce nostalgie dans un Vietnam lointain
Au début du XXème siècle, Nguyen, riche seigneur du Viêtnam du Nord, donne asile dans son domaine de Mê Thao à Tam, joueur de cithare recherché pour un meurtre involontaire commis lors du récital de la cantatrice To dont il est l'amant.
Tam se met au service du maître de Mê Thao dont il devient à la fois le fidèle intendant et l'ami dévoué.
Fiancé à une belle de la ville, Nguyen lui offre une automobile et organise une fête au domaine pour la recevoir. Elle n'arrivera jamais : un accident de voiture la tue sur le chemin de Mê Thao. Sombrant dans la passion la plus folle, Nguyen rejette violemment tout ce qui a trait à la modernité, et se réfugie dans le culte de celle qui a disparu.
Prenant le dessus sur la sollicitude que le maître a toujours eue pour ses gens, la démence confine celui-ci dans un passé arrêté et peuple sa solitude de fantasmes.
La situation pourrit pourtant petit à petit. Au fur et à mesure que le maître dépérit, le domaine a de plus en plus de mal à résister à la modernisation, surtout lorsque des ingénieurs français, hautains et autoritaires, se présentent avec un projet de voie ferrée.
Tiré du roman "Chua Dan" (La pagode Dan) de l’écrivain Nguyen Tuan, sans conteste l’une des plus grandes figures de la littérature vietnamienne du XXe siècle, Mê Thao met en scène des thématiques viscéralement vietnamiennes qui confèrent au film ses lettres de noblesse.
La réalisatrice, Viet Linh, fut successivement monteuse, caméraman et scénariste de documentaires avant d'étudier la mise en scène à Moscou et de tourner son premier long métrage de fiction en 1986.
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pas mal, 15-05-2008 23h56
Commentaire de friscotony, clermont-fd, france