C'est à l'hôpital que se retrouve le clan Castella, au chevet de Suzanne qui se remet doucement de sa tentative de suicide avortée. Serait-ce enfin l'occasion pour la mère et sa fille Gabrielle de mettre un terme à la loi du silence qui les ronge depuis tant d'années ? Quant à Nicolas, qui sort de prison innocenté du meurtre d'Anaïs, c'est la culpabilité d'avoir trahi et trompé ses proches qui le dévore... En parlant, en s'exprimant enfin, tous ces personnages vont peu à peu réussir à libérer le poids de leur conscience. Mais pour Antoine, à l'origine malgré lui de tous ces événements, tout cela est sans doute trop lourd à porter. Il envisage un nouveau départ du pays. Définitif, cette fois. Avant, reste encore à élucider un dernier mystère pour que les fantômes s'apaisent : la mort d'Anaïs. Et pourquoi pas celle d'Isaure... La réponse se trouve peut-être dans une pièce secrète de l'école, quelque part au fond de l'esprit d'un être à jamais perturbé par un amour jadis blessé. Une dernière fois, c'est la petite Alice qui va permettre, et bien malgré elle, de dénouer les fils du drame. Là, quelque part dans la fraîcheur du reflet du lac. Le lac des Eaux-Miroirs...