Un jeune loubard vole un sac à une femme ; après avoir pris l'argent, il donne une montre à son meilleur copain, amoureux de sa soeur. Pris dans une rafle par un flic pourri, l'innocent risque d'écoper pour la montre volée. Le coupable descend le flic. C'est le début d'un engrenage.
Le passage à la vie d'homme de quelques jeunes gens incités, telle une nécessité, par les grandes personnes à se trahir pour devenir adultes. Ce parcours initiatique de ces nouveaux chevaliers se déroule dans le décor imposant du quartier de La Défense.
John Berry : "Il y a Maldonne est un sujet sur la délation qui m'est un problème bien personnel et assez lointain. A Hollywood, lors de la chasse aux sorcières, j'ai été dénoncé par Eddy Dymitryck, quelqu'un avec qui j'ai eu un passé très fort, une amitié et une complicité totales. Cela a bousculé dans ma tête toutes les valeurs."
Mise en scène rapide et précise. Sur un scénario de Jean Curtelin, les interprètes (Clovis Cornillac, Luc Thuillier, Jacques Martial, Marcel Maréchal, Claude Brosset, Myriam Boyer) expriment avec force les sentiments et les caractères. Le Canard Enchaîné
John Berry a travaillé avec Orson Welles et Billy Wilder. Il sait tenir le suspense de bout en bout, éliminer toute image qui n'est pas nécessaire au récit. Son film fait une heure vingt. Et pendant une heure vingt, on marche. Le Monde